Je vous raconte cette légende pour qu'elle reste vivante, comme ce feu vivant " jivoï ogon' ", si sacré dans la tradition slave. Elle nous a été contée par Sergeï, rencontré par hasard aux abords du lac. Un russe aux origines aussi nombreuses que les histoires qu'il nous raconta. Voici ce qu'il nous offrit:

dsc00803Le grand Baïkal était le père de trois cent trente six fils, comme les trois cent trente six rivières qui se jettent dans le lac, et d'une seule fille: Angara, du nom de la seule rivière qui en sort, une jeune fille à la beauté incomparable. Celle-ci tomba en amour du beau Ienissieï, un autre grand fleuve de Sibérie, dont elle entendit l'éloge de beauté et de puissance. Elle s'enfuit donc le rejoindre, mais le vieux Baïkal était contre cette union et désirait la voir épouser un autre, le puissant Irkout.Quand il apprit la fugue de sa fille bien-aimée, il détacha un rocher de la montagne et de rage le lança vers sa fille pour stopper sa course...mais elle était déjà loin, dans les bras de son fiancé. C'est pourquoi aujourd'hui l'Angara se jette dans l'Ienisseï et qu'un rocher dépasse de la surface de l'eau à l'embouchure de l'Angara, appellé le Rocher du chaman.